Mic Mo Lion, de son vrai nom Sory Ibrahima Sombounou, commence à rapper très jeune dans un quartier d'Abidjan.
En 1987, ses parents décident de rentrer au Mali, leur pays d'origine.
En 1992, il forme le groupe « Génération Nouvelle Bamakoise » (GNB) et intègre cinq ans plus tard le groupe Sofa, premier groupe de « rap » Malien.
En 2003, son premier album solo, « Magnini » est enregistré sous la bannière du « Studio One Danger Production », dont le titre « Alima » sera un succès à travers le pays diffusé sur les radios et télévisions. Depuis lors, il enchaîne les scènes et remporte le deuxième prix de la coupe d'Afrique des battles rap et ragga au festival « Ouaga Hip Hop » de Ouagadougou au Burkina.
En 2005, Mic Mo tombe amoureux du reggae et multiplie les collaborations sur la dynamique scène reggae bamakoise. Il travaille avec d'autres artistes tel que Takana Zion, Manjul... Il enregistre, à la suite, le morceau « Jah Allah » pour la compilation « United Voice of Africa ».
L'année suivante, il fonde avec deux amis le premier collectif de « Slammer » au Mali sous le nom « ASLAMA ». Le groupe d'amis participe au développement de cette pratique artistique à travers la réalisation d'ateliers, de cabaret « Slam » et de soirées au sein du Studio Farrawo.
En 2009, il réalise entre le Mali et la France son deuxième album « Jah Jallah » et fera connaître son style parsemés de ses diverses expériences et influences musicales. Il se joint également au projet collectif « Hip Hop Kanou ».
Pour 2010, Mic Mo Lion revient avec un projet musical qui allie la traditionnelle musique «manding» du Mali et le reggea.
Mic Mo Lion en quelques dates clés :
Interview :
Article Hip-Hop Mali par Seend, Rap Mag,
Dans le cadre du « Festival Ragga Hip Hop et Traditions » en décembre 2006, Rap Mag s'était déplacé pour couvrir l'événement. Mic Mo était présent parmi les artistes maliens.
25 Décembre 2006
Extrait de « Rap Mag » : « ...Pourtant, les rappeurs maliens ont des problèmes plus sérieux. La piraterie, la protection des droits d’auteurs et, bien sûr, la situation quotidienne qui reste précaire pour une large frange de la population. Ainsi, Mic Mo, un jeune rappeur raconte, qu'un jour, il a reçu une visite « amicale » de deux barbouzes après un titre un peu trop virulent contre l'État. Certes reconnaît-il, « les infrastructures ont changé » et « le président Amadou Touré semble faire des efforts » mais « ça doit encore évoluer », conclut-il. Même constat, de la part de Tiken Jah Fakoly, peu connu garder sa langue dans sa poche. « tout n'est pas parfait mais les gens ne sont pas en prison » explique le reggaeman, « mais il y a une liberté d'expression et puis, le pays évolue »... »
28 Décembre 2006
Extrait de « Rap Mag » : « ...Le MC capable de rivaliser à l'applaudimètre avec Deski la Bombe, Mic Mo ou d'autres artistes de talents de Bamako... »
Article Mix up Bamako par Celian Macé, rfi musique, fév. 2008
Extrait « ...Une demi-heure plus tard, le plateau hip hop s’essaye aussi à la mixité. Sur scène, complices, Lassy King Massassy, le plus ancien et plus respecté des rappeurs maliens, Kwal, un artiste hip hop angevin amoureux du Mali, au point de chanter en bambara, Shanana et Mic Mo. (....) Le jeune Mic Mo est aux anges, Kwal a des regrets. La nuit, de l’avis général, est pourtant un succès. On se surprend à attendre la soirée retour, en septembre à Marseille, “pour vérifier qu’on a pas rêvé”, lâche une jeune Française en démarrant sa moto... »
Interview audio disponible sur le site de « rfi musique », fév. 2008, à Marseille
http://www.rfimusique.com/musiquefr/articles/098/article_17163.asp
Parcours détaillé de Mic Mo Lion :
Slam, écriture, ateliers
Scènes, résidences de création, formations
Discographie, trophée
Web