Cameroun: Sultan Oshimihn
Sultan Oshimihn
Nous sommes dans les années 70, dans un coin de l’
Afrique centrale dans le sud du
Cameroun, à
kribi naît A.M.F.
Le jeune adolescent écume les mouvements culturels naissants de son pays (
Hiphop), remarqué par son style et ses paroles engagées reflètant une grande maturité d’esprit, il passe immédiatement pour un vieux, comme pour donner raison aux impressions des autres, il choisit comme pseudonyme "BAZOR".
A cette époque, il sent qu’il lui manque quelque chose, ce vide sera comblé en 1995 lorsqu’il découvre l’obédience du mouvement
Rasta, une découverte qui changera sa vie. A cet instant Bazor meurt pour laisser place à SULTAN OSHIMIHN, un homme nouveau et accompli grâce au mouvement Rasta.
Homme nouveau, orientation musicale et spirituelle nouvelles, Sultan O. s'imprègne de l’idéologie Rasta, change de répertoire musicale en se consacrant éssentiellement au Reggae et au
Ragga, il affûte ses armes en faisant partie du très prestigieux label de son époque à l’instar de
Zomloa Family, label qui lui permettra de mieux préparer son avenir et de mûrir son désir de carrière solo. Ses deux titres -- Pleurs et larmes -- et -- The giant -- lui permettent d’asseoir sa notoriété sur la scène locale et nationale.
Il faudra attendre 2005 pour voir la création du label Red Zone (Label créé avec des amis) et la sortie de son premier album -- The Birth of fire -- pour que Sultan O. soit définitivement reconnu comme un artiste Reggae et Ragga de notoriété internationale.
Grâce à cette notoriété, Sultan O. prend conscience qu’il ne faut guère se vendre au système qu’il combat, bien qu’ayant participé à la compilation de soutien au parti au pouvoir lors des
élections présidentielles.
Pour lui il est temps de revenir à ses racines et à son public, le titre -- Quelle école -- issu de son premier album remporte un franc succès auprès du public jeune qui le scande comme un hymne à la jeunesse camerounaise, confrontée à un système éducatif défaillant.
L’année 2006 marque l’apogée et la réussite pour le rasta dans de multiples milieux, il est plébiscité par toutes les scènes Reggae/Hiphop et les
medias nationaux et internationaux. Il est élu meilleur vidéogramme 2006 à la cérémonie de récompense Canal d'or organisée par la chaîne tv Canal2 International.
En 2007 Sultan O. est présent sur toutes les scènes musicales du Cameroun, il est recompensé par les prix de meilleur artiste et de meilleur album Reggae/Ragga, par l’émission hip hop Mboa sur la chaîne
Canal2 International.
A 30 ans Sultan Oshimihn a su s’installer dans le coeur et dans la conscience de son pays, le Cameroun.
DEMARCHE ARTISTIQUE
-- The birth of fire -- est une galette musicale de 17 titres produite par le label indépendant Red Zone, c'est le fruit d’une collaboration entre artistes hip hop internationaux et nationaux comme Babou Sla,
Pablo Master,
Dj Str’ss, Deejay,
Dj Bilik,
Shy Fx mais aussi des labels camerounais comme
Darkcell Records, P.O.C Records et Zomloa Production entre autres.
OBJECTIF
Sultan Oshimihn est un messager rasta qui préfère revenir aux origines même de la musique Reggae en adoptant un style particulier celui du Reggae Roots, qui, selon lui, lui permettra d’assurer l’avenir et la pérennité de sa musique. -- The birth of fire -- sonne donc plus Roots avec une mise en exergue du
Riddim Reggae au détriment des sons
Dance Hall.
Avec des titres comme -- Quelle école -- qui traduit la défaillance du système éducatif camerounais, -- Fire keep --, -- Zion Reggae --, ou -- Rastaman -- véritables hymnes à l’élévation spirituelle du reggae, à l’acceptation de l’étincelante lumière du "Vrai" feu de la conception spirituelle pour que le brasier continue encore et à jamais, Sultan O. n’entend pas se détacher implicitement de ses textes spirituels. Louant
Jah the
Ras Tafari, il continue à essuyer des critiques de plus en plus virulentes de medias.
Sultan Oshimihn, c’est une conception spirituelle de voir la vie et la société africaine, c'est "Une grande gueule" qui fustige tous les travers qui ne cessent de se compter dans nos sociétés africaines. Pour lui le Rastafari est un puits d’inspiration importante et inépuisable.